Comme il était gentil, comme il était câlin
Avant que d'être à lui, avant qu'il ne soit mien.
Il venait pour me voir, il me téléphonait
Cherchant par tous moyens à se faire inviter.
Ces gestes doux, ces baisers volés, ces mots tendres...
Bien sûr que ça me faisait plaisir à entendre!
Puis, la peur me prit qu'il ne se lasse d'attendre
Une nuit , j'ai dit "oui", je l'ai laissé me prendre.
Il m'a fallu ce "oui", cette nuit pour comprendre...
Bien sûr que j'ai fondu quand j'ai senti ses mains
Qaund j'ai aimé son corps, ses lèvres sur mes seins,
Il avait l'habitude d'aimer avec grand soin :
Il m'a rendu honteuse, à rougir de plaisir,
Il m'a rendu heureuse, avant de le maudire.
Car dès le lendemain, finie cette tendresse,
Je n'étais que putain à son beau palmarès!
Où sont tous mes espoirs, mes rêves de velours,
Mes idées d'avenir? Envolés pour toujours...
Je me retrouve seule avec toute ma détresse
Et toute la douleur de n'être que maîtresse
Moi qui rêvais d'être sa femme plusieurs jours.
J'étais folle de croire en un quelconque amour!
Pourtant, comme c'est beau de se voir désirée,
De le faire languir, de le faire douter,
Comme c'était plaisant de croire à tous ces mots
Toutes ces attentions et ces petits cadeaux,
De le croire différent de ces vils machos
Avant de découvrir combien l'Homme est salaud.
Et voilà donc pourquoi, de toi je me méfie,
Même si de tes bras, j'ai une folle envie...
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