Sauras-tu me dire…
Je ne sais que répondre, je ne sais pas quoi dire
A part que tes propos d’abord m’ont fait sourire
Mais qu’en les relisant, il m’arrive de frémir :
Je refuse d’infliger à ton cœur de souffrir.
Qu'importe ton âge, tant j'aime rêver de tes mains
Qui traînent sur mon corps dans un plaisir certain,
Sans parler que ta bouche, dans un sourire mutin
Lâcherait ses mots doux pour assouvir sa faim.
Mais je reprends conscience, dure réalité
Même si j’en ai envie, je ne peux pas t’aimer.
Ces carcans, préjugés qui me furent insufflés
Sont ancrés trop profonds pour les annihiler.
J’aurais même préféré que tu ne me dises pas
Tout ce que tu ressens lorsque tu penses à moi.
Même si je le voulais, je ne le pourrais pas,
Alors, je t’en supplie, renonce et oublie-moi !
Quand je relis tes mots et ce que tu espères,
Je m’en veux d’être faible et croire à tes chimères.
Si j’acceptais enfin d’abattre mes barrières,
Combien de temps donnes-tu à un amour sincère ?
Peut-être un mois au pire, au mieux toute une année ?
Toi, je sais, optimiste, tu parles d’Eternité.
Il y en a toujours un qui aime, démesuré.
Dis-moi, que devient l’autre quand l’un cesse d’aimer ?
29/04/08 |